6 mai 2011 - "Le vélo gagne ses galons de moyen de transport"

Emmanuel Egloff nous raconte dans le Figaro comment les français sont maintenant 27% (contre 17% il y a 10 ans) à penser que le vélo est un véritable moyen de transport pour les trajets quotidiens. Le marché global du cycle classique est certes en légère décroissance, mais cela reflète leur volonté de s'équiper d'un "vélo utile" comme un vélo à assistance électrique ou un vélo pliable. D'ailleurs ils sont maintenant 63% contre 73% à qualifier le vélo comme seul objet de loisir.

Le marché de ces derniers est d'ailleurs passé de 6700 unités en 2006 à 38000 en 2010, comme l'annonce l'AVEM mais cela représente encore un timide 1.3% du marché globale du vélo en France (3 millions vendus en 2010).

38.000 vélos électriques vendus en France en 2010 - Photo 1

Ci-dessous, l'article du Figaro (crédit Le Figaro) :

Le vélo gagne ses galons de moyen de transport

Par Emmanuel Egloff

Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

Si les Français envisagent de plus en plus le vélo comme un moyen de déplacement, le marché du cycle est néanmoins en décroissance avec 3 millions de vélos vendus l'an dernier.

Conséquence de la crise économique, prise de conscience des enjeux liés à l'environnement ou simple envie d'exercice... les raisons sont sans doute multiples, mais le constat est clair: les Français envisagent de plus en plus le vélo comme un moyen de déplacement et de moins en moins comme un produit de loisir. C'est la conclusion du 13e observatoire du cycle, qui tire le bilan du marché français en 2010.

« Il y a dix ans, 17% des acheteurs de vélo mettaient en avant la mobilité comme moteur dans l'acte d'achat, explique Thierry Fournier, président du Conseil national des professions du cycle, qui a réalisé cet observatoire. Aujourd'hui, ils sont 27%. A l'inverse, les Français motivés par l'aspect loisir sont passés de 73% à 63%. Ils restent majoritaires, mais le recul est conséquent».

Cette évolution se fait dans un marché en décroissance. Là encore, la crise économique fait sentir son impact. En 2010, il s'est vendu un peu plus de 3 millions de vélos en France, en recul de 3,5% sur un an. Il s'agit de la cinquième année de baisse consécutive. Le chiffre d'affaires généré par ces ventes, à 794 millions d'euros, suit une évolution identique.

La motivation des consommateurs évoluant, les vélos qu'ils achètent ne sont plus les mêmes. Ainsi, la volonté d'acheter un vélo «utile» conduit à un succès croissant des produits à assistance électrique ou des vélos pliants. Les ventes des premiers se sont ainsi envolées de 60% l'an dernier, pour atteindre 38.000 unités. «Ce marché commence à devenir significatif, même si on reste très loin des 200.000 exemplaires écoulés en Allemagne l'an dernier ou des 160.000 des Pays-Bas» précise Thierry Fournier. En revanche, les produits les plus emblématiques du côté loisir continuent de perdre du terrain. C'est le cas des VTT adultes ou enfants.

Dans cet univers en évolution, un type de consommateur fait preuve d'une belle constance: l'amateur de la petite reine. Ce segment fait en effet preuve d'une remarquable constante. Les vélos de course ne représentaient que 5,5% du marché l'an dernier en termes de volume. C'est peu, mais les industriels restent très intéressés car les amateurs sont prêts à dépenser beaucoup d'argent pour leur produit fétiche. Conséquence: ce segment pèse encore 25% du marché global en chiffre d'affaires !

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