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• 12 août 2009 - Article dans Cleantech Republic


Troquer taxis et voitures de société par des deux-roues électriques. C’est le pari de Green-On, start-up francilienne qui propose aux entreprises un service « tout compris » de location de scooters et vélos à assistance électrique (V.A.E). Des véhicules mis à disposition des salariés via des bornes « libre-service » cousines de celles des Vélib’ parisiens et autres Vélo’V lyonnais. « Pour l’instant nous visons principalement les sièges des grandes entreprises, celles de plus de 100 salariés. C’est pour cela qu’on démarche en priorité les sociétés du Cac 40 qui ont des moyens pour ce type de projets. Les PME viendront dans un second temps » explique François Schaub, ingénieur pétrolier de formation et co-fondateur de Green-On. Autres cibles, les administrations et institutions publiques (hôpitaux…) qui semblent de plus en plus adeptes des transports doux.
Arthur Schulz et François Schaub
Des véhicules haut de gamme
Siglés ou non aux armoiries de l’entreprise locatrice, les véhicules proposés par Green-On se veulent haut de gamme : EVT et Vectrix pour les scooters, Gazelle pour les vélos à assistance électrique. Tous équipés de batteries lithium-ion. Côté performances, les vélos fournis par la PME affichent 50 kilomètres d’autonomie pour une vitesse maximale de 25 Km/h. « Aujourd’hui, le vélo à assistance électrique représente 90% du marché. Principalement pour des trajets domicile-travail mais aussi quelques déplacements professionnels ». Notons que les salariés peuvent également utiliser les montures écologiques de leur entreprise en dehors des horaires de bureau. Libre alors à l’employeur de fixer un tarif pour ces utilisations oisives, les trajets professionnels restant gratuits. Des entreprises à qui Green-On propose un service tout compris sur trois ans qui comprend le matériel, sa maintenance, les bornes de distribution mais aussi l’assurance tous risques et la plateforme d’abonnement et de réservation sur internet. Comptez 15 000 euros par an pour un parc de huit vélos, 20 000 pour l’équivalent en scooters.
« Dans Paris à vélo on dépasse les autos »
Pour l’heure, la formule Green-On a déjà séduit un premier client de choix : STMicroelectronics qui inaugurera mi-septembre un parc de vélos en libre-service pour son siège parisien. Une expérimentation qui pourrait déboucher sur d’autres implantations en cas de succès. François Schaub avoue d’ailleurs être en cours de négociation avec un autre grand compte tricolore mais reste prudent : « Le temps de décision est souvent assez long pour les clients. Par exemple, dans le cas de STMicroelectronics, il s’est déroulé six mois entre la première rencontre et la signature ». A plus long terme, Green-On vise entre 10 et 20 contrats par an en Ile-de-France, et pourquoi pas bientôt aussi en région lyonnaise. Une stratégie de développement qui passera notamment par des innovations techniques comme l’automatisation du système de recharge des deux-roues. Mais aussi par une levée de fonds prévue pour courant 2010. Un autre genre de pari.
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